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Obama: enfin une critique pertinante des Républicains…

19/11/2009

Protocole: ensemble des règles établies en matière d’étiquette, d’honneurs, de préséances dans les cérémonies officielles

Larousse

Hier, c’était un peu jour de fête chez les éléphants bleus. Les Républicains américains ont une fois de plus réussi à faire parler d’eux grâce au Président Obama.

Lors de sa visite au Japon, vous ne devinerez jamais ce que Barack Obama a osé faire. Il a fait ça:

Oui, je sais cette photo est insoutenable, il a osé saluer l’Empereur Akihito.

Suite à cette événement on ne peut plus dégradant pour le parti républicain, les jeunes républicains de l’université du Connecticut ont publié sur leur site une vidéo soporifique et pleine de fautes (erreurs sur le nom de certains dirigeants) pour commenter cet événement. Cette video est une compilation de photos qui compare la courbette d’Obama aux poignées de mains d’autres dirigeants. La presse américaine a couvert le sujet en long en large et en travers faisant de cette courbette un l’événement le plus important du voyage du Président en Asie.

Libération publie hier un article à ce sujet: “Un américain peut-il s’incliner?”. Ce titre résume bien la polémique soulevée par ce geste. Quel est le véritable problème pour les républicains: le fait qu’Obama se soit incliné devant un empereur ou bien qu’il se soit incliné devant l’Empereur Akihito, fils d’Hirohito (empereur du Japon pendant la guerre du Pacifique). Alors que la France est en plein débat sur l’ “identité nationale”, des odeurs nauséabondes se font aussi sentir outre Atlantique. Il semblerait donc que la première hypothèse soit la plus juste: comment l’homo americanus, homme libre, pourrait-il s’incliner devant un monarque et asiatique de surcroit.

Libé rapporte que “l’usage de la courbette s’est perdu aux Etats-Unis, au profit de la poignée de main, au moment de la révolution”. Certes, mais il me semble que des concepts comme le respect et la souveraineté des nations sont encore d’actualité, révolution américaine ou pas. Obama rend visite à l’Empereur Akihito en territoire japonais, il semble donc tout à fait naturel qu’il se plie (…) au protocole en vigueur, non? Ce qui est vu comme un signe de respect par le peuple japonais est vu comme une humiliation par les américains. Il s’agit là juste d’une question de civilisation (soufflé par Ségolène).

A l’issue de cette réflexion ne devrions nous pas voir en l’attitude d’Obama une des dimensions du changement promis? C’est à dire une Amérique moins arrogante et plus respectueuse des autres nations (rappelez vous de Bill Clinton qui a exigé de boire du Pepsi cola lors d’un dîner à l’Élysée).

Nous aurons (sûrement) l’occasion de revenir sur ce sujet.

Obamasia

18/11/2009

The relationship between the United States and China will shape the 21st century°

Barack Obama, 27 juillet 2009.

°la relation entre les Etats-Unis et la Chine déterminera l'histoire du 21ème siècle

Depuis le début de l’automne le Président Obama s’est affairé à séduire une région où les Etats-Unis ont vécus leurs plus grandes défaites et pertes humaines pendant la seconde guerre mondiale mais aussi pendant la guerre froide (avec les guerres de Corée et du Vietnam) : l’Asie. Les Etats-Unis jouit de relations plutôt bonnes avec les pays d’Asie orientale en particulier avec le Japon, la Corée du Sud et les Philippines. Reste la Chine. Les Etats-Unis et ses alliés ont toujours considérés la chute du Guomingdang (parti nationaliste chinois qui bénéficiait du support des Etats-Unis) en 1949 et la création de la République Populaire de Chine comme un désastre pour les relations entre la Chine et l’Occident. Malgré tout, cet épisode n’a pas empêché la Chine de succomber à la loi du marché et de se moderniser à vitesse grand V : buildings, centres commerciaux, métros, tout y est comme dans n’importe quel pays d’occident. Tout, sauf la liberté d’expression et la liberté de la presse pourtant indispensables à toute nation qui se définie comme étant démocratique. Cette dernière décennie a vu la Chine exploser sur le plan international : jeux olympiques, résistance face à la crise, crise du Tibet et plus récemment affrontement au Xianjing.

La Chine c’est un peu le grand costaud de la classe, on préfère de loin être son ami que son ennemi, on se tait quand l’un des camarades de classe se fait tabasser par celui-ci, on baisse d’un ton lorsqu’il passe dans les couloirs…Cette attitude du monde occidental s’est généralisé depuis le début de la crise financière. En effet, seul la Chine continue sa croissance (donc reste toujours un marché qui fait rêver les occidentaux). Par conséquent, à l’ouest, un seul mot d’ordre: ne nous fâchons pas avec la Chine. “No China, No Chocolat”

Le voyage du Président Obama en Chine est dans la lignée des déplacements des grands chefs d’état en Chine ces dernières années. En un mot : concession. Rappelez-vous du voyage d’un certain Nicolas en Chine récemment, pas un mot sur les droits de l’homme et une Rama Yade recadrée pour avoir oser soulever cette question épineuse. Obama a voulu réitérer l’expérience du Caire : parler à la jeunesse du pays. C’est donc à Shanghaï face à quelques centaines d’étudiants (triés sur le volet cela va de soi) qu’Obama a pris la parole. Un discours sous contrôle des autorités Chinoises : pas de retransmissions en direct à la télévision nationale (seulement quelques passages sur une télé locale) et en plus de ça le direct était en léger différé (cf. Pékin 2008).

La question qui nous vient à l’esprit est : avait-il vraiment le choix ? Les Etats-Unis sont au fond du gouffre. Une dette astronomique pèse sur le pays comme une épée de Damoclès. Si la Chine ne rachetait pas ces dollars au Etats-Unis, sans doute que le pays se serait déjà effondré. On en est donc là : la plus grande démocratie du monde survit grâce à la plus grande dictature du monde. Nous y sommes : deux grandes puissances se partagent à nouveau le leadership mondial. Les Etats-Unis qui continuent de rayonner en occident et la Chine qui s’est désormais imposée en Asie. Prenons l’exemple récent du Japon qui vient de connaître un moment plus ou moins historique : pour la première fois depuis 50 ans le parti démocrate gagne les élections face aux libéraux (longtemps soutenus par les Etats-Unis). Un parti démocrate qui a gagné grâce au thème de la redéfinition de l’alliance Etats-Unis/ Japon et le rapprochement du pays avec la Chine.

La prochaine étape, le passage de relai des Etats-Unis à la Chine, ne se fera pas dans l’immédiat mais comme nous l’avait promis Obama lors de sa campagne électorale : le changement arrive, il est inéluctable.

“nouvelle vague” de poissons sur Tokyo

14/11/2009

kyou wa tenshi mitai de ashita wa akuma ni naru
maru de neko no me no you nodo ga narashite waratte iru
bitten by a cat

VOLA & THE ORIENTAL MACHINE – Kamu Neko (le chat qui mord, litérallement)

sakana

Le Japon est un de ces pays qui évoque aux occidentaux que nous sommes une liste interminable de clichés. Si je vous dis Japon, l’une des première chose qui vous viendra à l’esprit sera surement sushi. Ce met si simple et pourtant si raffiné compose d’une fine tranche de poisson bien frais déposée sur une petite bouchée de riz résume a lui seul l’esthétique japonaise: pureté des lignes, finesse des détails, et qualité des matériaux. C’est sur le marche de Tsukiji (un des plus grands marchés aux poissons du monde), sur la baie de Tokyo, que les restaurateurs japonais s’approvisionnent en poisson frais. Mon chat adore. Mais il aime la musique aussi.

Si je lui dit: “rock” et “Japon” à quoi pense t-il?

dangergangkr4

- AHHHHHHHH!  s’écria le chat en pensant à ces images insoutenables

- Arrête avec tes clichés sur le rock japonais, pour la peine je vais te donner en pâture à un bébé phoque, lui dis-je

FIN

Avant toute chose, rappelons tout d’abord que le Japon est le deuxième plus grand marché musical du monde , dominé bien sur par les productions formatés. Cependant, la scène indépendante est très vive à Tokyo, de nombreux groupes amateurs se produisent tous les jours dans des petites salles, sortent leurs premières démos et trouvent par la suite un label pour les plus chanceux.

Daizawa Records est un des meilleurs labels indépendants de la région de Tokyo. De nombreux groupes repérés par Daizawa sont par la suite passés en major. En vrac voici quelques groupes appartenant à ce label: CONDOR44, THE TELEPHONES, POP CHOCOLAT et SYRUP16G.

Parmi tous les groupes sur ce label mon attention se portera aujourd’hui sur VOLA & THE ORIENTAL MACHINE, leur dernier album SA-KA-NA* ELECTRIC DEVICE est sorti fin août. Jeudi 12 novembre le Japan Times a publié un petit article dans la rubriques “live performances”.

*Sakana = en français ça veut dire poisson

VOLA c’est tout d’abord un groupe qui a su dés les premières sorties se créer un univers complètement addictif pour le fan de science fiction que je suis. VOLA c’est une histoire d’humains, d’androïdes et de machines évoluant dans un futur proche très instable tantôt multicolore, tantôt monochrome. Musicalement le groupe se situe au croisement de 3 genres différents : tribal (les percussions), rock (les guitares) et électro (les synthés et autres joujous électroniques). Le groupe a bien évolué depuis ses débuts mais garde tout de même un fil directeur : chaque album est en quelque sorte un space-opéra avec une intro (courte et souvent instrumentale), un milieu (des morceaux d’une durée conventionnelle) et une fin (un morceau assez long qui comporte souvent de longs passages instrumentaux)

Le premier album WAITING FOR MY FOOD était plus rock, les guitares étaient mise en avant et il y’avait très peu de synthés. J’ai choisi de vous faire écouter un titre en particulier A communication refusal desire.

waiting

Sur le deuxième album ANDROID LIKE A HOUSE MANNEQUIN les rythmes tribaux prennent le dessus et les compositions sont beaucoup plus denses à l’image de ce live du titre Oriental suivi de Mexico Pub.

Le troisième album SA-KA-NA ELECTRIC DEVICE est ce qu’on appelle de nos jours de l’electro rock, synthés, vocoder, boite à rythme tout y est. Résultat: un album “montagnes russes”, dansant de bout en bout mais avec des variations au niveau du rythme. Le titre Weekend Lovers est à l’image de l’album: irrésistiblement dansant.

Si ça vous a plu sachez qu’Ahito Inazawa (leader, chanteur, guitariste, percussioniste et parfois même au synthés) n’en est pas à son coup d’essai. Ahito est un vieux baroudeur. Il a joué dans deux groupes avant de fonder faire son Dave Grohl (Ahito était batteur dans ces deux groupes). Il a joué au sein de NUMBER GIRL, groupe de rock culte au Japon. NUMBER GIRL c’est du lo-fi limite inaudible sur certains morceaux, une énergie puisée chez les PIXIES, SONIC YOUTH et consort. Le groupe prends une direction de plus en plus math rock avant d’éclater. Le leader de NUMBER GIRL formera les ZAZEN BOYS, groupe math rock aux compositions comment dire…imprévisibles et syncopés (surprenant pour les non-initiés!). Ahito officiera en en que batteur une fois de plus dans ce groupe. C’est finalement en 2005 qu’Ahito décide de quitter les ZAZEN BOYS pour créer VOLA avec Arie Yoshinori (basse), Nakahata Daiki (batterie), Narahata Eisuke (guitare).

Voici leur première démo, vous pourrez vous faire un avis sur leur style: téléchager ici

le (non) avenir du Communisme

12/11/2009

Ce que je reproche le plus au gouvernement démocratique [...] ce n’est pas, comme beaucoup de gens le prétendent en Europe, sa faiblesse, mais au contraire sa force irrésistible

Alexis de Tocqueville, De la démocratie en amérique, 1835.

Depuis la chute du mur de Berlin (célébrée en grande pompes la semaine dernière) et l’effondrement de l’U.R.S.S.  le parti Communiste a vu son électorat fondre dans les pays industrialisés en passant d’un statut de grand parti à celui d’un groupuscule anecdotique se partageant les miettes des conservateurs et des démocrates n’attirant guère plus qu’une poignée de jeunes impatients et quelques personnes agées nostalgiques des trentes glorieuses.

La crise financière que nous vivons actuellement aura servi au moins à une chose: la remise en question du néo-libéralisme, et par conséquent l’ouverture d’un débat sur la recherche d’un système plus efficace. Ce sont donc les petits partis alternatifs qui en tirent le plus de profits. L’exemple le plus marquant étant le succés d’Europe Ecologie lors des élections européennes d’avril 2009. Au contraire, les résultats des partis “figés” comme le Parti Communiste ou le Parti Socialiste ont été trés mauvais. Pour résumer on a le l’UMP seule en tête sans aucun adversaire pour lui faire face. Une situation paradoxale: les partis qui défendent des idéologies plus ou moins éloignés du néo-libéralisme aurait du “bénéficier” d’une crise du système en place. Quand le Capitalisme sauvage s’est effondré vers qui les européens se sont-ils tournés: vers les Conservateurs.  Néanmoins il y’a parfois divergence entre la voix des urnes et la mémoire collective.

Lundi 9 novembre 2010, Le Monde publiait une interview sur le thème de la nostalgie des allemands de l’est pour l’ex-RDA.  D’après cet article une image idéalisée de la RDA s’est transmise de génération en génération depuis la chute du mur. Les jeunes générations seraient même plus enclin à défendre l’image d’une RDA juste où tout le monde vivait convenablement. Mais pourquoi fuyaient-ils l’est alors? Cette réaction de nostalgie est classique. Qui plus est, elle est davantage due à la déception des est-allemands face à la différence de richesse toujours très importante entre les Länders de l’est et ceux de l’ouest qu’à la supposé vie tranquille et agréable qui existait en ex-RDA.

L’histoire et encore aujourd’hui l’actualité nous rappelle chaque jour les dangers des régimes autoritaires comme le Communisme. Un article du Monde (09/11/09) nous raconte les voyages de ce “cher dirigeant” Kim Jong Il à bord de trains hi-tech s’arrêtant dans des gares que lui seul emprunte. Ce qui nous rappelle que le Communisme rime toujours avec totalitarisme et souvent avec corruption. Alors que le peuple nord coréen survit péniblement leur dictateur mange du homard et boit du champagne accompagné de jolis filles: un vrai cliché de dictateur. C’est vrai que les dirigeants des grandes démocraties se permettent aussi des déjeuner qui vont jusqu’a 5000 euros (forum pour l’union de la méditerranée). La différence c’est que le peuple ne meurt pas de faim et que la presse qui  fort heureusement est encore libre (quoiqu’on en pense) met rapidement les citoyens au courant de certains abus. Cette absence de liberté caractérise tous les régimes communistes.

La Chine est l’exemple le plus affligeant. Un pays continent dont les grands spécialistes disaient  encore il y’a quelques années qu’avec l’adoption de l’économie de marché et du libre échange, celui-ci deviendrait rapidement une démocratie. Force est de constater qu’aujourd’hui le gouvernement chinois garde une emprise sur les esprits grâce aux restrictions sur les libertés. Malgré tout, de plus en plus de voix discordantes se font entendre à leurs risques et périls. La Chine est donc la preuve que l’ouverture d’un pays à l’économie de marché ne peux pas radicalement changer la politique du gouvernement en ce qui concerne les libertés individuelles et la liberté de la presse. Libération (09/11/09) consacre d’ailleurs un article au sujet du conflit meurtrier qui oppose la minorité Ouïghour de confession musulmane aux Hans dans la province du Xianjiang (centre nord de la Chine). A la frontière avec le Mongolie, ce peuple musulmans réclame son indépendance vis-à-vis de Pékin. Pékin qui a voulu toujours en découdre avec les dissidents a profité de la chasse au terroristes et de ces affrontements entre Ouïghours et Hans pour envoyer l’armée et en découdre avec cette minorité.  La Chine est-elle en train de s’effriter? aprés le Tibetains et les Ouighours, quel sera le prochain peuple à vouloir se désolidariser de la République Populaire de Chine ? Il semble que le désir de démocratie du peuple Chinois est sur le point de se manifester de manière plus explicite. Sûrement pas dans l’immédiat mais plutôt une fois que la folie consumériste se sera tari, le peuple chinois se rendra peut-être compte que la Liberté ne se gagne pas de la même façon qu’on gagne de l’argent. Aprés tout, la force du pouvoir démocratique est “irrésistible” (Tocqueville).

Ces quelques articles nous mènent tous à la même conclusion: le Parti Communisme et le Communisme de manière générale ne peut plus exister sous sa forme actuelle. La crise n’a même lui a même pas profiter ou plutôt il n’a pas su tirer avantage de la situation. La vrai question est de savoir si on a encore besoin d’un Parti Communiste. Ma réponse est non, mais le PC aurait tout à gagner en essayantde créer une nouvelle force (ce qu’à su faire Cohen Bendit avec Europe Ecologie). Le moment est vraiment propice à ce genre d’initiatives: notre système vient de montrer ses limites, rebâtissons sur du neuf au lieu d’essayer de colmater les brèches (béantes).

miaou

11/11/2009

Les chroniques de ton chat, c’est le blog d’un étudiant de 23 ans. Touche à tout, ce blog à pour but de commenter l’actualité (politique, culturelle, musicale…) en m’intéressant tant aux sujets brûlants qu’ à ceux qui semblent anecdotiques au premier abord. Je penses aussi qu’une partie non négligeable de ce blog sera dédié à la musique, aux bouquins et au cinéma (dans une moindre mesure). Donc si vous aimez découvrir de nouveau artistes indépendant quitte à par la suite les soutenir vous êtes à la bonne adresse.

PS: et parfois ce sera aussi n’importe quoi car aprés tout c’est fait par ton chat.

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